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Quelques repères éthiques

-Toujours révéler son identité journalistique. Les cas où se justifie le journalisme sous couverture sont extrêmement rares.

-Oser le contact, même et surtout avec les milieux criminels: une exigence éthique, mais aussi une voie royale pour une collecte efficace d’information.

-Protéger ses sources, par tous moyens, quel qu’en soit le coût judiciaire.

-Ne pas confondre le travail d’information et celui d’informateur. Tant la sécurité que l’éthique ou la simple humilité nous dictent de ne jamais aller plus vite que les plus pointus des enquêteurs.  


 

L’investigation, la révélation, le scoop ne peuvent être des objectifs absolus. Mais l’empathie, l’implication personnelle que suppose le reportage permettent parfois de saisir une réalité cachée. Le journaliste doit alors étendre sa capacité d’empathie à des mondes et personnages troubles, se donner le temps de digérer des récits et dossiers d’une complexité étonnante. Il s’agit parfois de semaines entières d’interviews, de milliers de pages de documents; il s’agit parfois de mises en danger absolues.  

Mon job: révélateur sur papiers sensibles